Action
Stock (Share) en anglais
Définition rapide
Une action est une part de propriété dans une société. En détenir une fait de vous un copropriétaire de l'entreprise, avec un droit sur ses profits, habituellement un vote à ses assemblées, et une part de toute la valeur que l'entreprise bâtit avec le temps.
Une part d'une entreprise
Achetez une action et vous devenez copropriétaire d'une entreprise. Pas un prêteur, pas un client : un propriétaire. Si l'entreprise dégage des profits, votre part vous appartient, que le conseil d'administration la verse en argent ou la réinvestisse pour faire croître l'entreprise. Si la société soumet une question à ses actionnaires, vous obtenez normalement un vote proportionnel aux actions que vous détenez. Et si l'entreprise était un jour liquidée, les actionnaires se partageraient ce qui reste après le paiement de toutes les dettes : c'est pourquoi l'action est appelée la créance résiduelle sur une entreprise. Vous possédez ce qui reste, pour le meilleur et pour le pire.
Presque tout ce qui se négocie sous le mot « actions » appartient à la catégorie standard avec droit de vote, l'action ordinaire. Une catégorie plus petite, l'action privilégiée, échange l'essentiel du potentiel de hausse contre un dividende fixe et se comporte si différemment qu'elle a son propre article. Tout ce qui suit décrit les actions ordinaires.
Comment une action vous paie
Une action ne peut vous récompenser que de deux façons. La première est le dividende, un versement en argent que l'entreprise choisit d'envoyer à ses actionnaires, habituellement chaque trimestre au Canada. La seconde est la plus-value : vos actions qui valent plus que ce que vous avez payé, parce que l'entreprise a grandi ou parce que les investisseurs sont prêts à payer davantage pour elle.
Votre rendement total est simplement la somme des deux. Une action qui verse un dividende de 3 % et monte de 4 % dans l'année a rapporté 7 %. Une action qui ne verse rien et monte de 7 % a rapporté exactement la même chose. Juger une action par son seul dividende, ou par son seul graphique de prix, c'est rater la moitié du portrait. Bien des jeunes entreprises en forte croissance ne versent aucun dividende et livrent tout leur rendement en appréciation du cours, tandis que les entreprises matures versent des dividendes réguliers et croissent lentement.
Où les actions se négocient, et comment les Canadiens les achètent
Les actions canadiennes se négocient principalement à la Bourse de Toronto (TSX), où logent les banques, les chemins de fer, les assureurs, les producteurs d'énergie et les autres grandes entreprises du pays. Les sociétés plus petites et plus jeunes s'inscrivent à la Bourse de croissance TSX, un coin du marché nettement plus spéculatif. La plupart des plus grandes entreprises du monde se négocient sur les grandes bourses américaines, et tout courtier canadien vous y donne accès aussi.
Pour acheter des actions directement, vous ouvrez un compte de courtage, vous y déposez de l'argent et vous passez un ordre pour les titres voulus; la plupart des courtiers canadiens facturent maintenant peu ou pas de commissions sur les actions. Le compte lui-même peut être un compte imposable ordinaire ou un compte enregistré, et ce choix compte pour l'impôt, comme on le verra plus bas.
La troisième voie est indirecte : détenir des actions à travers des fonds. Un FNB ou un fonds indiciel détient des centaines ou des milliers d'actions en un seul achat, ce qui élimine complètement le travail de choisir des entreprises. Une observation honnête : pour la plupart des gens, la plupart du temps, les fonds sont la voie sensée. Bien choisir des actions individuelles est réellement difficile, même pour les professionnels qui le font à temps plein, et un fonds diversifié capte le rendement du marché sans exiger que vous ayez raison sur une seule entreprise en particulier.
Le risque : ce que les actions peuvent vous faire
Une action individuelle peut tomber à zéro. Des entreprises rétrécissent, se font dépasser et parfois échouent complètement, et quand cela arrive, les actionnaires, derniers en ligne derrière tous les créanciers, sont habituellement rayés de la carte. Ce n'est pas une curiosité rare; cela arrive à des entreprises connues à chaque décennie, et c'est l'argument central de la diversification.
Le marché dans son ensemble est une tout autre bête. Les marchés boursiers chutent durement et étonnamment souvent, parfois du tiers ou plus, mais un marché diversifié possède ce qu'aucune entreprise seule ne possède : il remplace constamment ses perdants par de nouveaux gagnants. Historiquement, les grands marchés se sont remis de chaque krach et ont fini par atteindre de nouveaux sommets, avec assez de temps. Personne ne peut promettre que ce parcours se répétera, mais c'est le fondement de l'investissement boursier à long terme : possédez le marché entier, et c'est le temps, pas le choix du moment, qui fait le travail.
D'où une distinction à garder bien nette. Investir, c'est acheter une part d'entreprises productives à un prix raisonnable et la conserver assez longtemps pour que leurs profits composent. Spéculer, c'est acheter quelque chose surtout parce que son prix bouge, en espérant le revendre à quelqu'un d'autre avant que la musique s'arrête. Les deux se font dans le même compte de courtage avec les mêmes boutons, ce qui explique exactement pourquoi la distinction se perd si facilement.
Comment les actions sont imposées
Dans un compte imposable, vendre des actions plus cher que vous les avez payées déclenche l'impôt sur les gains en capital, la moitié du gain s'ajoutant à votre revenu imposable, et les dividendes de sociétés canadiennes arrivent avec le crédit d'impôt pour dividendes, qui abaisse leur taux d'imposition réel. Dans un CELI, gains et dividendes sont entièrement libres d'impôt; dans un REER, ils composent à l'abri de l'impôt jusqu'au retrait. C'est pourquoi la plupart des Canadiens ont intérêt à loger leurs actions d'abord dans les comptes enregistrés, et à ne déborder vers un compte imposable qu'une fois les droits de cotisation remplis.
Au Canada
Le marché boursier canadien a une personnalité bien à lui : les financières, l'énergie et les matériaux le dominent, et une poignée de grandes entreprises représente une part importante de l'indice principal. C'est aussi un petit étang. Le Canada ne pèse que quelques pour cent de la valeur de l'ensemble des marchés boursiers mondiaux, et c'est pourquoi la plupart des portefeuilles canadiens bien construits combinent les actions domestiques avec des actions américaines et internationales plutôt que de s'arrêter à la frontière.
Le Canada a aussi une forte culture du dividende : les banques, les services publics, les pipelines et les télécoms qui forment l'ossature de la Bourse de Toronto versent des dividendes depuis des générations, et le crédit d'impôt pour dividendes rend ce revenu particulièrement attrayant pour les Canadiens qui détiennent des actions dans un compte imposable.
Exemple concret
Vous achetez 100 actions d'une entreprise canadienne à 40 $ chacune, un placement de 4 000 $. Au cours de l'année suivante, l'entreprise verse 1,20 $ par action en dividendes, 120 $ au total, et le cours termine l'année à 43 $. Votre rendement total est de 300 $ de plus-value plus 120 $ de dividendes : 420 $ sur 4 000 $, soit 10,5 %.
Rien dans cette année n'a semblé aussi net pendant qu'elle se déroulait. Le cours est passé sous 35 $ à un moment et a touché 45 $ à un autre. Le 10,5 % à l'allure si tranquille n'a existé que pour la personne qui a tenu bon du début à la fin, ce qui est la leçon silencieuse de la plupart des bonnes années en bourse.
Révisé par Alexandre Bernier, CFP®, CIM®, PFP®·Mis à jour août 2026