Action ordinaire

Common Share en anglais

Définition rapide

L'action ordinaire est la forme standard de propriété dans une société : elle comporte un vote, une part des dividendes que le conseil déclare et un droit illimité sur la croissance de l'entreprise. En échange, elle passe en dernier si l'entreprise échoue.

La forme d'équité par défaut

Quand les gens disent « actions », ils veulent presque toujours dire actions ordinaires. C'est l'unité de propriété standard : celle que détiennent les fondateurs, celle qui se négocie en bourse sous le nom de l'entreprise, et celle qui remplit chaque fonds indiciel diversifié de haut en bas. La mécanique générale de la propriété, des rendements et du risque est couverte dans l'article sur l'action; celui-ci se concentre sur ce qui rend l'action ordinaire « ordinaire ».

Ce que reçoit l'actionnaire ordinaire

L'action ordinaire regroupe trois droits, et une condition dure :

  • Un vote. Habituellement un par action, exercé à l'assemblée annuelle pour élire le conseil d'administration et approuver les opérations majeures comme les fusions ou les grandes émissions d'actions. Vous votez par procuration depuis chez vous; la présence en personne est facultative.
  • Des dividendes, mais seulement lorsqu'ils sont déclarés. Un dividende sur actions ordinaires est une décision que le conseil prend chaque fois, pas une dette que l'entreprise vous doit. Le conseil peut l'augmenter, le réduire ou l'annuler complètement, et les actionnaires n'ont aucun recours pour des versements qui n'ont jamais été déclarés.
  • Un potentiel de hausse illimité. Les créanciers ont droit à des montants fixes; les actionnaires ordinaires possèdent tout ce qui dépasse ces montants. Si l'entreprise multiplie sa valeur au fil des ans, toute cette croissance appartient aux actions ordinaires. Aucun autre titre dans la structure de l'entreprise n'a un droit aussi ouvert.
  • Derniers en ligne. Le revers du potentiel illimité. En cas d'insolvabilité, les actifs paient d'abord les créanciers et les détenteurs d'obligations, puis les détenteurs d'actions privilégiées, et les actionnaires ordinaires se partagent seulement ce qui reste, c'est-à-dire très souvent rien.

Les actions à deux catégories : une particularité canadienne notable

Toutes les actions ordinaires ne portent pas un vote. Plusieurs entreprises canadiennes bien connues, souvent contrôlées par un fondateur ou une famille, émettent deux catégories d'actions ordinaires : une catégorie à droit de vote multiple conservée par la famille de contrôle, et une catégorie à droit de vote subalterne vendue au public avec un vote ou aucun. Les deux catégories ont habituellement la même valeur économique, donc les actionnaires publics reçoivent les mêmes dividendes et la même exposition au cours, mais le contrôle de l'entreprise reste entre les mains des détenteurs des actions à vote multiple, même s'ils ne possèdent qu'une minorité du capital.

Bon ou mauvais? Le débat est réel. Les partisans soutiennent que cela permet à la direction de bâtir à long terme sans la pression des actionnaires de court terme; les critiques répondent que cela retranche les initiés, quels qu'ils deviennent. En pratique, si vous achetez les actions d'une entreprise à deux catégories, vérifiez quelle catégorie vous obtenez : votre vote peut peser moins que le nom ne le suggère.

Au Canada

Les structures à deux catégories sont plus fréquentes à la Bourse de Toronto que dans bien d'autres marchés, et les fournisseurs d'indices incluent généralement la catégorie subalterne cotée en bourse dans les grands indices canadiens, de sorte que la plupart des investisseurs en fonds indiciels canadiens détiennent des actions à vote réduit sans jamais s'en apercevoir.

Les dividendes versés sur les actions ordinaires des sociétés publiques canadiennes sont généralement admissibles au crédit d'impôt pour dividendes, une des raisons pour lesquelles les actions ordinaires canadiennes à dividendes sont un pilier des portefeuilles imposables au pays.

Exemple concret

Claire détient 300 actions ordinaires d'un détaillant canadien. Chaque printemps, elle reçoit la circulaire de procuration et vote en ligne pour le conseil. Pendant six ans, l'entreprise verse et augmente graduellement son dividende, et ses actions doublent presque. La septième année, une mauvaise passe frappe : le conseil réduit le dividende à zéro pour préserver les liquidités.

Claire n'a aucun recours pour le dividende annulé; il n'a jamais été dû. Mais sa propriété elle-même est intacte : elle détient toujours les mêmes 300 actions, les mêmes votes et la même participation ouverte à la reprise, si elle vient. Cet échange, aucune garantie mais une pleine participation, est toute la personnalité de l'action ordinaire.

Révisé par ·Mis à jour août 2026

Questions fréquentes

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