SRG (Supplément de revenu garanti)

GIS (Guaranteed Income Supplement) en anglais

Définition rapide

Le Supplément de revenu garanti (SRG) est une prestation mensuelle non imposable ajoutée à la Sécurité de la vieillesse pour les aînés à faible revenu. L'admissibilité et le montant dépendent de votre revenu, en excluant la SV et le SRG lui-même, et sont réévalués chaque juillet d'après votre déclaration de revenus.

Un complément non imposable à votre SV

Le SRG existe parce que la SV et le RPC ou le RRQ, à eux seuls, peuvent laisser un retraité bien en deçà d'un revenu viable. Si vous recevez la SV et que votre revenu est faible, le SRG ajoute un versement mensuel, déposé en même temps que votre SV. Contrairement à la SV, le SRG est entièrement non imposable : chaque dollar arrive et chaque dollar reste.

Pour un aîné seul pratiquement sans autre revenu, le supplément maximal est d'environ 1 100 $ par mois (en date de juillet 2026), avec des maximums par personne plus bas pour les couples. Comme la SV, les montants du SRG sont indexés à l'inflation chaque trimestre : considérez tous les chiffres de cet article comme approximatifs et vérifiez les montants exacts auprès de Service Canada.

Qui est admissible

Trois conditions : recevoir la SV, vivre au Canada et avoir un revenu sous le seuil applicable à votre situation. Pour une personne seule, le seuil est d'environ 22 056 $ de revenu annuel (en date de juillet 2026). Pour les couples, les seuils diffèrent selon que votre conjoint reçoit aussi la SV ou reçoit l'Allocation.

Le SRG n'est pas tout ou rien. À revenu nul, vous recevez le maximum, et le supplément diminue graduellement à mesure que le revenu augmente, jusqu'à zéro au seuil. Bien des aînés avec le RRQ ou le RPC et une petite pension reçoivent quand même un SRG partiel, et même 100 $ par mois représentent 1 200 $ par année, libres d'impôt.

Une prestation apparentée, en une ligne : l'Allocation verse une prestation semblable, fondée sur le revenu, aux époux ou conjoints de fait de 60 à 64 ans des bénéficiaires du SRG, avec une version pour les survivants.

Comment fonctionne le test de revenu

Le SRG se calcule sur votre revenu net de l'année précédente, combiné à celui de votre conjoint le cas échéant, mais en excluant la SV et le SRG lui-même. Presque tout le reste compte : RPC ou RRQ, pensions d'employeur, retraits de REER et de FERR, assurance-emploi, intérêts, dividendes, revenus locatifs nets.

Règle générale : vous perdez environ 50 cents de SRG par dollar d'autre revenu. Les taux exacts de réduction varient selon la tranche de revenu et la situation familiale, et certaines plages récupèrent plus vite, mais 50 cents par dollar est le bon repère mental.

Le travail est traité plus doucement. L'exemption des gains ignore complètement vos premiers 5 000 $ de revenu d'emploi ou de travail autonome, puis exempte 50 % des 10 000 $ suivants (en date de juillet 2026). Un aîné qui gagne 15 000 $ à temps partiel n'en voit que 5 000 $ comptés contre son SRG.

L'angle planification : CELI oui, REER non

C'est ici que le SRG réécrit discrètement les conseils d'épargne habituels. Les retraits d'un REER ou d'un FERR comptent en entier dans le test de revenu du SRG. Chaque dollar retiré peut coûter environ 50 cents de SRG en plus de l'impôt ordinaire, pour des taux effectifs combinés de 50 % à 70 % ou plus. Un aîné à faible revenu peut subir un taux effectif plus élevé sur un retrait de REER qu'un haut salarié sur son salaire.

Les retraits d'un CELI, en revanche, ne comptent pas du tout comme revenu. Les mêmes 5 000 $ tirés d'un CELI coûtent zéro SRG et zéro impôt. Pour les Canadiens à revenu modeste qui approchent de 65 ans, le CELI, et non le REER, est habituellement le bon véhicule d'épargne : la déduction REER vaut peu à un taux d'imposition bas aujourd'hui, et le retrait est lourdement pénalisé plus tard.

Si vous avez déjà des économies en REER et prévoyez être admissible au SRG, envisagez de fondre le REER avant le début de la SV : retirer au début de la soixantaine, quand l'argent est imposé à un taux bas et qu'aucun SRG n'est encore en jeu, puis vivre du CELI et de l'épargne non enregistrée après 65 ans. Vider un REER avant le début du SRG peut protéger des années de supplément.

La demande, et la remise à zéro de juillet

Beaucoup de gens sont inscrits automatiquement au SRG en même temps qu'à la SV; Service Canada envoie une lettre le cas échéant. Sinon, vous devez faire une demande, et les paiements rétroactifs sont limités : demandez dès que vous pensez pouvoir être admissible. Dans le doute, faites la demande et laissez Service Canada faire le calcul.

Le SRG est recalculé chaque juillet à partir de votre déclaration de revenus de l'année précédente, ce qui explique que le montant puisse changer chaque été. La règle pratique : produisez une déclaration de revenus chaque année, même sans aucun revenu. Sans déclaration, Service Canada ne peut pas vérifier votre revenu et votre SRG s'arrête.

Au Canada

La SV plus le SRG forment un plancher de revenu garanti typiquement canadien pour les aînés : une personne qui n'a jamais travaillé un jour au Canada peut quand même compter sur un revenu de base grâce aux deux programmes combinés. L'équivalent américain le plus proche, le Supplemental Security Income, est beaucoup plus restrictif. La contrepartie est la sévérité du test de revenu : les analystes soulignent depuis longtemps que les bénéficiaires du SRG subissent parmi les taux effectifs d'imposition les plus élevés au pays, exactement pourquoi le choix CELI ou REER compte autant pour les revenus modestes.

Exemple concret

Nicole a 67 ans et vit seule, avec 9 000 $ du RRQ et une pension d'employeur de 5 000 $ : 14 000 $ de revenu aux fins du SRG, bien sous le seuil d'environ 22 056 $ (en date de juillet 2026). Elle reçoit la SV plus un SRG partiel d'environ 500 $ par mois, libre d'impôt. Tous les chiffres sont approximatifs.

Son toit exige 4 000 $ de réparations. Si elle puise dans son FERR, ces 4 000 $ comptent comme revenu : en juillet suivant, son SRG baisse d'environ 2 000 $ sur l'année, et elle paie en plus de l'impôt sur le retrait, un coût effectif au-dessus de 60 %. Si elle prend les mêmes 4 000 $ dans son CELI, son SRG ne bouge pas et aucun impôt n'est dû. Même toit, facture très différente.

Révisé par ·Mis à jour juillet 2026

Questions fréquentes

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