Syndic autorisé en insolvabilité (SAI)

Licensed Insolvency Trustee (LIT) en anglais

Définition rapide

Le syndic autorisé en insolvabilité (SAI) est le seul professionnel au Canada détenant une licence fédérale pour déposer des propositions de consommateur et des faillites. Autorisé et supervisé par le Bureau du surintendant des faillites, il est à la fois votre conseiller et un officier de justice.

La seule porte vers l'allègement formel des dettes

Pour déposer une proposition de consommateur ou une faillite au Canada, un seul professionnel peut le faire : le syndic autorisé en insolvabilité. Les syndics sont autorisés par le Bureau du surintendant des faillites (BSF), le régulateur fédéral qui supervise tout le système d'insolvabilité, et aucun avocat, comptable, conseiller en crédit ou consultant en dettes ne peut déposer l'un ou l'autre processus à votre place.

Conseiller et arbitre à la fois

Un cadrage honnête : le syndic n'est pas purement « votre » professionnel comme le serait un avocat. En tant qu'officier de justice, il a des obligations envers vous et vos créanciers, et administre le processus équitablement pour toutes les parties. En pratique, ce double rôle joue davantage pour vous que contre vous : c'est précisément pourquoi les créanciers acceptent les chiffres qu'un syndic présente, et pourquoi le processus a force de loi.

Cela ne rend pas le conseil avare pour autant. La première consultation est gratuite, et le syndic doit passer en revue toutes vos options, y compris celles hors insolvabilité : un budget refait, une négociation directe avec les créanciers ou un prêt de consolidation. Les dépôts d'insolvabilité sont les derniers choix du menu, pas les premiers.

Ce qu'un syndic coûte

Les honoraires des syndics sont fixés par un tarif gouvernemental et proviennent des paiements que vous versez déjà dans la proposition ou la faillite, pas en supplément. Dans une proposition de consommateur, le montant convenu est le montant que vous payez, point; la rémunération du syndic y est prélevée. Aucune avance, aucune facture distincte.

La mise en garde : les « consultants en dettes » sans licence

Toute une industrie d'entreprises de règlement et de consultation en dettes fait une publicité agressive auprès des Canadiens en difficulté, promettant souvent d'effacer des dettes ou de réparer votre cote de crédit moyennant des frais. Voici l'essentiel à comprendre : elles ne peuvent rien déposer. Seul un syndic peut déposer la proposition ou la faillite qui procure une vraie protection légale, alors ces firmes facturent souvent des centaines ou des milliers de dollars d'avance, puis vous dirigent simplement vers un syndic, qui vous aurait reçu gratuitement.

Si votre situation pointe vers une proposition ou une faillite, allez directement voir un syndic. Tout ce qu'un intermédiaire payant offre, le syndic le fournit déjà, sans les frais supplémentaires et avec un régulateur derrière lui.

Comment en trouver un

Le BSF tient un registre public en ligne de tous les syndics actifs au Canada, consultable par nom et par région : vous pouvez vérifier une licence en quelques secondes avant toute rencontre. La plupart des syndics offrent des consultations par téléphone ou vidéo, et en rencontrer deux ou trois avant de choisir est tout à fait normal.

Au Canada

Le syndic est une institution typiquement canadienne : un seul professionnel sous licence fédérale qui vous conseille, dépose le processus et l'administre, le tout sous un régulateur national unique. Aux États-Unis, il n'existe pas d'équivalent : une faillite personnelle passe par les tribunaux, habituellement avec un avocat payant d'un côté et un fiduciaire nommé par le tribunal de l'autre. Au Québec, le titre officiel est « syndic autorisé en insolvabilité » (SAI), la même licence fédérale sous son nom français.

Exemple concret

Dana doit 38 000 $ et répond à une publicité promettant de « réduire vos dettes de 70 % sans faillite ». L'entreprise exige 1 800 $ d'avance pour un programme d'allègement, puis, quelques semaines plus tard, la dirige quand même vers un syndic pour déposer une proposition de consommateur. Sa sœur, dans une situation semblable, prend rendez-vous directement avec un syndic trouvé dans le registre du BSF : la consultation est gratuite, la revue des options couvre la consolidation et la proposition, et au dépôt, les honoraires du syndic proviennent de ses paiements de proposition. Même destination; Dana a payé 1 800 $ pour le détour.

Révisé par ·Mis à jour juillet 2026

Questions fréquentes

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