Crédit d'impôt vs déduction fiscale
Tax Credit vs. Tax Deduction en anglais
Définition rapide
Une déduction fiscale réduit votre revenu imposable et fait donc économiser l'impôt à votre taux marginal. Un crédit d'impôt réduit directement votre facture d'impôt, habituellement au taux fédéral le plus bas. Même expression « avantage fiscal », mathématiques très différentes.
L'une réduit le revenu, l'autre réduit l'impôt
Une déduction se soustrait de votre revenu avant le calcul de l'impôt. Comme les paliers d'imposition canadiens s'empilent, une déduction efface des dollars qui auraient été imposés à votre taux marginal d'imposition : la même déduction vaut donc plus pour un haut revenu que pour un faible revenu.
Une déduction REER de 1 000 $ économise environ 535 $ à quelqu'un au taux combiné maximal de l'Ontario de 53,53 % (en date de juillet 2026), mais seulement environ 200 $ à quelqu'un dans le palier le plus bas. Cotisation identique, récompense très différente.
Un crédit saute complètement l'étape du revenu. Vous calculez d'abord votre impôt, puis vous soustrayez le crédit de la facture. La plupart des crédits fédéraux valent un pourcentage fixe d'un montant de base, presque toujours le taux fédéral le plus bas, soit 14 % en 2026 (en date de juillet 2026). Ainsi, 1 000 $ de base de crédit, qu'il s'agisse de frais médicaux ou de frais de scolarité, retranche environ 140 $ d'impôt fédéral pour presque tout le monde, peu importe le revenu. Le montant personnel de base en est l'exemple parfait : le plus gros crédit de chacun, qui vaut à peu près la même chose pour une caissière et pour un PDG.
Les déductions courantes
Les déductions se retranchent du revenu en route vers la ligne 26000, votre revenu imposable. Les principales pour la plupart des Canadiens :
- Les cotisations REER, la plus grosse déduction que la plupart des gens réclameront jamais.
- Les cotisations [CELIAPP](/dictionary/fhsa), déductibles comme un REER, alors que les retraits pour une première propriété restent libres d'impôt.
- Les frais de garde d'enfants, généralement réclamés par le conjoint au revenu le plus bas.
- Les frais de déménagement, quand vous vous rapprochez d'au moins 40 kilomètres d'un nouvel emploi ou d'une école.
- Les cotisations syndicales et professionnelles.
- Les frais financiers, comme les intérêts sur un emprunt servant à investir dans un compte non enregistré et certains frais de gestion de placements.
Les crédits courants
Les crédits interviennent après le calcul de l'impôt. Les plus fréquents :
- Le montant personnel de base, automatique pour tout le monde.
- Le montant pour époux ou conjoint de fait, quand votre conjoint a peu ou pas de revenu.
- Le montant en raison de l'âge, à partir de 65 ans, réduit selon le revenu.
- Les frais médicaux, pour la portion au-dessus d'un seuil lié au revenu.
- Les dons de bienfaisance, l'exception à la règle du 14 % : les premiers 200 $ donnent droit au crédit au taux le plus bas, et tout ce qui dépasse 200 $ donne 29 %, ou 33 % pour les donateurs du palier supérieur (en date de juillet 2026).
- Les frais de scolarité, avec des montants inutilisés transférables en partie ou reportables.
- Le montant pour personnes handicapées, avec un formulaire T2201 attesté.
Non remboursable vs remboursable
Presque tous les crédits ci-dessus sont non remboursables : ils peuvent ramener votre impôt à zéro, mais jamais en dessous. Si votre revenu est faible et votre impôt déjà minime, les crédits non remboursables inutilisés s'évaporent généralement (quelques-uns, comme les frais de scolarité, peuvent être reportés ou transférés).
Un crédit remboursable est de l'argent réel, peu importe votre facture d'impôt. Le crédit de TPS/TVH arrive chaque trimestre même si vous ne devez aucun impôt, l'Allocation canadienne pour les travailleurs bonifie les faibles revenus de travail, et le crédit d'impôt pour solidarité du Québec joue un rôle semblable au provincial. Si un programme verse de l'argent aux gens sans impôt à payer, il est remboursable; s'il ne peut que réduire une facture, il ne l'est pas.
Lequel est le plus avantageux, et comment en tirer plus
À montant de base égal, une déduction bat un crédit équivalent dès que votre taux marginal dépasse le taux le plus bas, ce qui est le cas de la plupart des travailleurs canadiens. Cet écart explique pourquoi les déductions REER sont si puissantes pour les hauts revenus et plus modestes pour les revenus de départ.
L'écart crée aussi des stratégies. Vous pouvez cotiser à un REER maintenant et reporter la déduction à une année future où votre revenu, et votre taux marginal, seront plus élevés : la cotisation croît à l'abri de l'impôt de toute façon, et la déduction rapporte plus tard. Les couples peuvent regrouper les dons et les frais médicaux dans une seule déclaration : regrouper les dons permet de dépasser plus vite le premier palier de 200 $ au taux bas, et les frais médicaux vont habituellement dans la déclaration du conjoint au revenu le plus bas, parce que le seuil lié au revenu y est plus petit.
Une famille de crédits ne suit pas du tout le modèle du 14 % : le crédit d'impôt pour dividendes compense la majoration des dividendes canadiens et suit sa propre arithmétique.
Au Canada
Le Québec administre un impôt sur le revenu parallèle complet par la déclaration TP-1, avec ses propres déductions, ses propres crédits et ses propres taux. La plupart des déductions fédérales ont un jumeau québécois, mais les valeurs diffèrent, et le Québec offre des crédits qui n'existent nulle part ailleurs, comme le crédit d'impôt pour solidarité. Un résident du Québec refait la logique crédit vs déduction deux fois, une par déclaration.
Exemple concret : le même 1 000 $, trois façons
Priya gagne 280 000 $ en Ontario et Sam gagne 38 000 $ (en date de juillet 2026). Chacun met 1 000 $ dans un REER : la déduction économise environ 535 $ à Priya, à son taux marginal de 53,53 %, et environ 200 $ à Sam. Chacun réclame plutôt 1 000 $ de frais médicaux admissibles : le crédit fédéral est de 14 % de la base pour les deux, environ 140 $ chacun. Enfin, chacun donne 1 000 $ à un organisme de bienfaisance : après les premiers 200 $ à 14 %, les 800 $ restants donnent 29 % à Sam (environ 260 $ au fédéral) et 33 % à Priya, au palier supérieur (environ 292 $). Les déductions suivent le revenu; la plupart des crédits, non; les dons se situent entre les deux.
Termes liés
Révisé par Alexandre Bernier, CFP®, CIM®, PFP®·Mis à jour juillet 2026