Bitcoin
Bitcoin en anglais
Définition rapide
Le bitcoin est la première et la plus grande cryptomonnaie, lancée en 2009, avec une offre plafonnée à 21 millions de jetons. Les Canadiens peuvent le détenir directement ou par FNB, et le Canada a inscrit les premiers FNB de bitcoin au comptant au monde en février 2021.
La première cryptomonnaie
Le bitcoin a été lancé en janvier 2009 par un auteur pseudonyme connu sous le nom de Satoshi Nakamoto, dont l'identité réelle n'a jamais été établie. C'était la première réponse fonctionnelle à un vieux problème d'informatique : comment des inconnus sur Internet peuvent-ils s'entendre sur qui possède quoi, sans une banque au milieu pour tenir les livres? La réponse du bitcoin fut la chaîne de blocs, un registre public copié sur des milliers d'ordinateurs, et chaque cryptomonnaie apparue depuis descend de cette idée.
Une offre fixe de 21 millions
Le trait économique distinctif du bitcoin est une rareté inscrite dans le logiciel : il n'existera jamais plus de 21 millions de jetons. Les nouveaux jetons entrent en circulation selon un calendrier fixe, comme récompense aux ordinateurs qui traitent les transactions, et environ tous les quatre ans cette récompense est coupée de moitié, un événement appelé halving (réduction de moitié). Le résultat est une offre qui croît de plus en plus lentement puis s'arrête. Que cette rareté rende le bitcoin précieux relève du jugement du marché; le calendrier lui-même, contrairement à la politique d'une banque centrale, ne plie pas.
Le minage et la preuve de travail
Aucune entreprise ne gère le bitcoin : le registre est tenu par les mineurs, des ordinateurs partout dans le monde qui rivalisent pour regrouper les transactions récentes dans un bloc en résolvant un casse-tête exigeant une puissance de calcul énorme. Le gagnant ajoute le bloc et récolte des bitcoins nouvellement créés plus des frais. Ce système, appelé preuve de travail, rend le registre coûteux à attaquer : réécrire l'historique exigerait de surpasser en calcul tout le réseau honnête. La même conception consomme beaucoup d'électricité, ce que les partisans défendent comme le prix de la sécurité et que les critiques voient comme du gaspillage; les deux camps de ce débat méritent d'être entendus.
L'or numérique : le récit et son contrepoint
L'argument courant en faveur du bitcoin : il serait de l'or numérique, rare, portable, indifférent à la planche à billets de tout gouvernement, donc une réserve de valeur à long terme. Le contrepoint honnête est son bilan jusqu'ici. Une réserve de valeur est censée préserver le pouvoir d'achat de façon stable, et la volatilité réalisée du bitcoin a été un multiple de celle des marchés boursiers, avec des chutes répétées de la moitié de sa valeur ou plus. Il pourrait mûrir en l'actif plus stable que ses partisans décrivent, ou non; ce qu'il a été jusqu'à maintenant est un actif spéculatif très volatil que certains investisseurs choisissent de détenir en petites quantités.
Le Canada a inscrit les premiers FNB de bitcoin au comptant au monde
Une première canadienne méconnue : en février 2021, les autorités canadiennes ont approuvé, et Toronto a inscrit en Bourse, les premiers FNB de bitcoin au comptant au monde, des fonds qui détiennent de vrais bitcoins et se négocient comme des actions ordinaires, des années avant que les États-Unis permettent la même structure. Pour les investisseurs canadiens, cela a créé une façon réellement différente de détenir l'actif.
Une position en FNB se négocie dans votre compte de courtage habituel, n'exige ni portefeuille ni clés privées, et est admissible au CELI et au REER, ce que la détention directe de jetons n'est pas. Les coûts : des frais de gestion continus et l'abandon de l'autogarde; vous possédez des parts d'un fonds, pas des jetons que vous pouvez déplacer ou dépenser. La détention directe est l'échange inverse : pas de frais de fonds et le plein contrôle, contre la garde des clés, la tenue de registres fiscaux pour chaque transaction et aucune admissibilité aux comptes enregistrés.
L'impôt en un paragraphe
L'ARC traite le bitcoin comme un bien, pas comme une monnaie. Le vendre, l'échanger contre un autre jeton ou le dépenser est une disposition pouvant produire un gain en capital, et le détenir dans un CELI ou un REER n'est possible que par FNB. Le traitement complet, y compris la tenue de registres et la question du revenu d'entreprise pour les négociateurs actifs, se trouve dans l'article sur la cryptomonnaie.
Au Canada
Les approbations de FNB de février 2021 ont fait du Canada le premier pays où une exposition au bitcoin pouvait loger dans des comptes enregistrés ordinaires, et les plateformes qui vendent des jetons directement aux Canadiens doivent s'inscrire auprès des autorités en valeurs mobilières. Rien dans ce cadre ne change le risque de l'actif : aucune position en bitcoin, directe ou par fonds, n'est couverte par l'assurance-dépôts de la SADC, et le risque de prix demeure entièrement le vôtre.
Exemple concret
Deux membres d'une même famille décident de détenir une petite position en bitcoin. Sophie achète des parts d'un FNB de bitcoin au comptant dans son CELI. Son frère Marc achète des jetons sur une plateforme inscrite et les transfère dans son propre portefeuille. Les deux suivent maintenant le même prix.
Sophie paie chaque année les frais de gestion du fonds, mais elle n'a aucune clé à protéger, rien à déclarer à l'impôt, et tout gain qu'elle réalisera un jour sera libre d'impôt. Marc ne paie aucuns frais continus et contrôle complètement ses jetons, mais il doit protéger ses clés, noter la date et la valeur en dollars canadiens de chaque transaction future, et la moitié de tout gain réalisé s'ajoutera à son revenu imposable. Aucun des deux choix n'est mauvais; ce sont des ensembles différents de commodité, de contrôle et d'impôt.
Révisé par Alexandre Bernier, CFP®, CIM®, PFP®·Mis à jour août 2026