Ratios d'endettement (ABD et ATD)

Debt Service Ratios (GDS and TDS) en anglais

Définition rapide

Les ratios d'endettement mesurent la part de votre revenu brut consacrée aux dettes. L'ABD couvre les coûts d'habitation seulement; l'ATD ajoute toutes les autres dettes. Les prêteurs canadiens les utilisent, avec le taux du test de résistance, pour déterminer l'hypothèque admissible.

L'ABD : le ratio d'amortissement brut de la dette

L'ABD répond à une question : quelle part de votre revenu brut la maison elle-même consommerait-elle? Le numérateur comprend le paiement hypothécaire, les taxes foncières, le chauffage et la moitié des frais de copropriété, s'il y a lieu. Le dénominateur est votre revenu mensuel brut (avant impôt). Pour un prêt assuré, le maximum standard est de 39 % (en date de juillet 2026).

Un détail surprend bien des acheteurs : le paiement hypothécaire du calcul n'est pas votre paiement réel. Il est calculé au taux d'admissibilité du test de résistance, soit le plus élevé entre votre taux contractuel plus 2 points de pourcentage et le plancher de 5,25 % (en date de juillet 2026). Même avec un taux contractuel de 4,5 %, vos ratios sont donc testés comme si vous payiez 6,5 %.

L'ATD : le ratio d'amortissement total de la dette

L'ATD reprend tout ce qui entre dans l'ABD et ajoute vos autres obligations mensuelles : prêts et locations auto, prêts étudiants, paiements minimums de cartes de crédit, pensions alimentaires et marges de crédit. Pour une marge, les prêteurs comptent généralement 3 % du solde comme paiement mensuel, même si votre minimum réel se limite aux intérêts. Le maximum standard pour un prêt assuré est de 44 % (en date de juillet 2026).

Ce sont les normes des prêts assurés par la SCHL; beaucoup de prêteurs appliquent des plafonds internes plus prudents, surtout pour les emprunteurs dont la cote de crédit est plus faible, et certains réservent leurs meilleurs taux aux dossiers nettement sous les limites. Les caisses et coopératives de crédit, réglementées au provincial, ont plus de latitude et peuvent parfois approuver des dossiers qui dépassent les normes fédérales.

Dépasser l'un ou l'autre des ratios, ABD ou ATD, fait refuser une demande assurée. Un seul suffit. Un acheteur peut avoir un budget d'habitation modeste et échouer quand même à l'ATD à cause d'un gros paiement auto.

Ce qui compte comme revenu

Les prêteurs utilisent le revenu brut qu'ils peuvent vérifier. Le salaire et le taux horaire de base sont simples. Les bonis, les heures supplémentaires et les commissions comptent habituellement seulement avec un historique, souvent une moyenne de deux ans. Le revenu de travail autonome est généralement une moyenne des deux derniers avis de cotisation. Le revenu locatif compte partiellement : beaucoup de prêteurs en ajoutent une portion (souvent autour de 50 %) au revenu ou l'utilisent pour compenser les coûts de l'immeuble, plutôt que de compter chaque dollar.

Comment améliorer vos ratios

Comme les ratios sont de simples fractions, vous pouvez agir sur les deux côtés : augmenter le revenu vérifiable ou réduire les paiements comptés. Gestes concrets avant de déposer une demande :

  • Réduire ou rembourser les prêts aux paiements mensuels élevés; éliminer un paiement auto de 450 $ libère beaucoup plus de marge de manoeuvre que son solde ne le suggère.
  • Réduire les soldes de marges de crédit, puisque 3 % du solde est compté chaque mois, que vous le payiez ou non.
  • Fermer les marges inutilisées pour qu'elles ne soient pas comptées, et pour réduire la tentation.
  • Choisir une période d'amortissement plus longue, ce qui réduit le paiement mensuel utilisé dans le calcul.
  • Verser une mise de fonds plus grande, ce qui réduit l'hypothèque et son paiement.
  • Ajouter un coemprunteur dont le revenu augmente le dénominateur plus que ses dettes n'alourdissent le numérateur.

Au Canada

Les plafonds de 39 % et 44 % sont les normes des prêts à ratio élevé couverts par l'assurance prêt hypothécaire (en date de juillet 2026). Combinés à la règle du taux d'admissibilité, ils forment la mécanique de tout calcul d'abordabilité hypothécaire au Canada : le prix maximal qu'un calculateur affiche est simplement la plus grosse hypothèque dont le paiement testé garde les deux ratios sous leurs plafonds.

La convention de la moitié des frais de copropriété est une norme de la SCHL à connaître si vous comparez un condo et une maison. Des frais de copropriété de 600 $ par mois n'ajoutent que 300 $ au numérateur de l'ABD, mais les coûts plus élevés de chauffage et d'entretien d'une maison ne sont pas entièrement captés non plus : les ratios sont un outil de qualification, pas une vraie comparaison du coût de vie.

Exemple concret

Sam et Alex ont un revenu brut combiné de 110 000 $, soit 9 167 $ par mois. Ils veulent une hypothèque de 420 000 $ à un taux contractuel de 4,5 %, donc testée à 6,5 % (en date de juillet 2026). Au taux d'admissibilité, le paiement sur un amortissement de 25 ans est d'environ 2 836 $ par mois. Ajoutez des taxes foncières de 350 $, le chauffage de 150 $ et la moitié de leurs frais de copropriété de 400 $ (soit 200 $) : les coûts d'habitation totalisent 3 536 $. ABD = 3 536 / 9 167 = 38,6 %, juste sous le plafond de 39 %.

Passons à l'ATD. Ils ont un paiement auto de 450 $ et un solde de marge de crédit de 5 000 $, compté à 3 %, soit 150 $. ATD = (3 536 + 600) / 9 167 = 45,1 %, au-dessus du plafond de 44 % : la demande échoue malgré un ABD conforme. Ils remboursent le prêt auto avant de déposer la demande : l'ATD tombe à (3 536 + 150) / 9 167 = 40,2 %, et le dossier passe les deux tests.

Révisé par ·Mis à jour juillet 2026

Questions fréquentes

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