Marché haussier

Bull Market en anglais

Définition rapide

Un marché haussier est une hausse soutenue des cours boursiers, par convention un gain de 20 % ou plus depuis un creux récent. Les marchés haussiers durent souvent des années, montent graduellement et produisent l'essentiel des rendements à long terme des investisseurs.

Ce qui compte comme un marché haussier

Le seuil de 20 % est une convention, pas une loi de la nature. Quand un grand indice grimpe de 20 % ou plus au-dessus d'un creux récent, les commentateurs déclarent un marché haussier, et l'étiquette tient jusqu'à ce qu'un marché baissier, un recul de 20 % depuis le nouveau sommet, y mette fin.

Les deux animaux se comportent différemment. Les marchés baissiers sont souvent brusques et rapides; les marchés haussiers sont habituellement longs et graduels, grimpant pendant des années avec bien des faux pas en chemin. Historiquement, les marchés ont passé beaucoup plus de temps à monter qu'à descendre.

Grimper un mur d'inquiétudes

Une curieuse caractéristique des marchés haussiers : presque personne ne leur fait confiance. La plupart sont mis en doute pendant toute la montée : d'abord la reprise est qualifiée de rebond, plus tard on la dit exagérée, et à chaque nouveau sommet quelqu'un annonce que le pic est atteint. Le marché monte quand même : c'est de là que vient l'expression grimper un mur d'inquiétudes. Les investisseurs qui attendent que l'inquiétude se dissipe attendent souvent pendant des années de gains, parce qu'elle ne se dissipe jamais complètement.

Les dangers des belles années

Les plus grandes menaces pour un portefeuille en marché haussier viennent de l'investisseur, pas du marché :

  • L'excès de confiance. Après des années de gains, le risque semble sûr et la prudence semble coûteuse. Il est facile de confondre un marché haussier avec du talent : quand tout monte, toutes les stratégies paraissent brillantes.
  • La chasse aux rendements. L'argent se rue vers ce qui a le plus monté, habituellement juste après que les plus gros gains ont déjà été réalisés.
  • La dérive de la répartition. À mesure que les actions gonflent, elles prennent discrètement le contrôle du portefeuille : un dosage choisi à 60 % d'actions peut dériver à 75 % ou plus, vous laissant porter plus de risque que votre tolérance au risque n'en avait accepté. Un rééquilibrage périodique vers vos cibles de répartition d'actifs est l'antidote.

Rester investi bat la synchronisation

La tentation, dans un marché haussier mûr, est de se retirer et d'attendre la chute. Le hic : les meilleures journées du marché ont tendance à se regrouper autour des pires, alors ceux qui sortent manquent habituellement une partie du rebond aussi, et rater ne serait-ce qu'une poignée des meilleures journées ampute sérieusement le résultat d'une vie. Le geste gagnant est ennuyant : garder une répartition tolérable dans les deux directions, et laisser courir le marché haussier.

Au Canada

Les investisseurs canadiens vivent souvent deux marchés haussiers qui refusent d'avancer au même pas : le marché canadien, riche en ressources, et le marché américain, dominé par la technologie, peuvent se relayer en tête avec de grands écarts pendant des années. Un portefeuille diversifié mondialement lisse ces écarts, une raison de plus de juger vos résultats par rapport à votre propre plan plutôt qu'au marché qui mène.

Exemple concret

Priya commence un marché haussier avec un portefeuille de 60 % d'actions et 40 % d'obligations, adapté à sa tolérance au risque. Après des années de gains, les actions ont dérivé à 78 % du portefeuille, et rien ne semble anormal puisque tout continue de monter. Elle rééquilibre vers 60/40, vendant une partie de ses gagnants pour acheter des obligations. Quand le repli finit par arriver, son portefeuille recule beaucoup moins qu'à 78 % d'actions, et elle reste investie pour la reprise.

Révisé par ·Mis à jour août 2026

Questions fréquentes

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