Achats périodiques par sommes fixes
Dollar-Cost Averaging en anglais
Définition rapide
Les achats périodiques par sommes fixes consistent à investir un montant fixe selon un calendrier fixe, peu importe ce que font les marchés. Comme le montant fixe achète plus d'unités quand les prix sont bas et moins quand ils sont hauts, il remplace les décisions de timing par une habitude.
La mécanique : un montant fixe achète plus quand les prix baissent
La recette a deux ingrédients : un montant fixe et un calendrier fixe. Disons 500 $ le premier de chaque mois dans un FNB ou un fonds indiciel diversifié, peu importe les manchettes. La partie intéressante est ce que le montant fixe fait tout seul : quand le prix de l'unité baisse, 500 $ achètent plus d'unités; quand le prix grimpe, ils en achètent moins. Voici quatre mois du mécanisme :
| Mois | Prix de l'unité | Montant investi | Unités achetées |
|---|---|---|---|
| 1 | 10,00 $ | 500 $ | 50,0 |
| 2 | 8,00 $ | 500 $ | 62,5 |
| 3 | 5,00 $ | 500 $ | 100,0 |
| 4 | 10,00 $ | 500 $ | 50,0 |
Le coût moyen atterrit sous le prix moyen
Total investi : 2 000 $. Total d'unités : 262,5. Coût moyen par unité : 7,62 $. Pourtant, la moyenne des quatre prix était de 8,25 $. Cet écart n'est pas de la chance; c'est de l'arithmétique. Parce que le montant fixe en dollars fait automatiquement le plein aux prix bas et se retient aux prix hauts, le coût moyen par unité atterrit toujours au niveau ou sous la moyenne des prix payés. Dans l'exemple, le mois qui semblait le pire, le mois 3 avec sa chute de 50 %, était discrètement le meilleur achat des quatre.
Pourquoi ça fonctionne vraiment : le comportement d'abord, les maths ensuite
La vraie force des achats périodiques par sommes fixes est comportementale. Ils éliminent les deux questions qui paralysent les investisseurs : « est-ce le bon moment? » et « devrais-je attendre le creux? » Avec un calendrier automatique, il n'y a aucune décision à ruminer, aucune prévision à rater et, surtout, aucun bouton pause à presser quand les marchés tombent et que chaque instinct dit d'arrêter. Le plan continue d'acheter à travers la peur, précisément quand les unités bon marché sont en solde.
La note honnête : en pures mathématiques, les achats périodiques ne sont pas magiques. Si vous disposez d'une somme forfaitaire, l'investir d'un coup a historiquement battu son étalement plus souvent qu'autrement, simplement parce que les marchés montent plus qu'ils ne baissent, et que l'argent en attente rate habituellement plus de gains qu'il n'évite de pertes. Ce n'est pas un reproche à la stratégie; c'est une clarification de son rôle. L'argent de la plupart des gens arrive en paies, alors l'investir à mesure qu'il arrive, c'est faire des achats périodiques, et c'est exactement le bon réflexe. Et pour une rentrée d'argent, l'étaler sur quelques mois est un outil raisonnable de gestion de l'anxiété : un rendement espéré légèrement plus bas en échange de ne jamais vivre « j'ai tout investi la semaine avant le krach ».
Le pilote automatique canadien
Au Canada, la stratégie porte habituellement des habits de tous les jours. Une cotisation automatique à un CELI ou à un REER synchronisée avec la paie, ce sont des achats périodiques par sommes fixes, qu'on les nomme ainsi ou non. Un régime collectif d'employeur qui prélève sur chaque paie, surtout avec des cotisations de contrepartie, ce sont des achats périodiques avec une augmentation en prime. Et un plan de réinvestissement des dividendes applique discrètement la même logique aux dividendes, en réinvestissant chaque versement au prix du moment. Le fil conducteur est l'automatisation : moins il y a de moments où un humain doit décider d'investir, plus l'investissement se produit de façon fiable.
Au Canada
Tous les grands courtiers et robots-conseillers canadiens offrent les cotisations récurrentes automatiques, et plusieurs permettent maintenant l'achat récurrent automatique de FNB ou de fonds indiciels, ce qui fait tourner la boucle complète, argent déposé, argent investi, sans vous. Jumeler la date de cotisation au jour de paie est le montage classique : l'argent est investi avant de pouvoir être dépensé, et les droits CELI ou REER abritent la croissance de l'impôt. Si votre employeur offre une contrepartie dans un régime collectif, cette contrepartie est un rendement instantané qu'aucun timing de marché ne peut battre.
Exemple concret : la pause qui coûte cher
Noah et sa collègue investissent tous deux 400 $ par mois dans le même fonds indiciel. Les marchés chutent fortement et les nouvelles deviennent sombres. L'achat automatique de Noah passe chaque mois sans lui demander son avis; sa collègue suspend ses cotisations « en attendant que ça se calme ». Des mois plus tard, les prix ont récupéré et l'humeur s'améliore, alors elle recommence, à peu près aux anciens sommets. Les deux ont investi à travers le même marché, mais Noah possède un lot d'unités bon marché achetées pendant la peur, tandis que la pause de sa collègue a sauté exactement ces achats-là. La différence n'a jamais été la clairvoyance. C'est qu'un des deux plans n'avait pas de bouton pause.
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Révisé par Alexandre Bernier, CFP®, CIM®, PFP®·Mis à jour août 2026